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La SCPA, alliée inconditionnelle de la SACEM en matière de musique d’attente téléphonique

La SCPA, alliée inconditionnelle de la SACEM en matière de musique d’attente téléphonique

Plusieurs entités se chargent de percevoir les droits des musiques que vous diffusez, dans le cadre de votre travail ou dans la vie quotidienne. La plus connue est la SACEM, mais il en est une autre que tous les professionnels utilisant des standards téléphoniques connaissent et à laquelle ils se doivent de déclarer leur utilisation de musiques d’attente : la SCPA.
Quelle est la différence entre tous ces organismes ? Que fait la SCPA exactement ? Pourquoi devriez-vous utiliser et déclarer une musique d’attente sur votre téléphone ? Nous allons tenter de vous répondre du mieux possible.

Qu’est-ce que la SCPA ?

La SCPA ou Société Civile des Producteurs Associés, intervient lorsqu’en tant que professionnel, vous utilisez de la musique d’attente sur vos standards téléphoniques. Que vous diffusiez de la musique au sein de votre entreprise (exemple : radio dans un restaurant), que vous écoutiez vos artistes préférés dans un lieu public (exemple : une application de musique à volume élevé lors d’un pique-nique au parc) ou que vous utilisiez de la musique d’attente sur votre téléphone, plusieurs professionnels sont concernés : il s’agit de la SACEM, de la SCPA ou de la SPRE.

Ces acronymes sont souvent connus, mais on ne sait pas forcément ce qu’ils signifient. Ni à quoi ils correspondent. Lorsque la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) perçoit les droits pour les auteurs et les compositeurs, la SCPA perçoit ceux des producteurs de la musique. La SPRE quant à elle perçoit la rémunération de la diffusion de la musique dans les lieux publics.

La Société Civile des Producteurs Associés a été créée par la loi Lang de 1985, relative aux droits d’auteurs, qui précise que « Les auteurs et les artistes-interprètes des œuvres fixées sur phonogrammes ou vidéogrammes, ainsi que les producteurs de ces phonogrammes ou vidéogrammes, ont droit à une rémunération au titre de la reproduction desdites œuvres réalisées » et qu’il est possible de consulter sur ce site pour en savoir plus.
Les droits perçus vont bien entendu aux principaux acteurs de la musique que vous utilisez. Dans ce cadre, les droits reviennent aux producteurs du titre diffusé et aux artistes qui interprètent le morceau.

Pourquoi utiliser de la musique d’attente sur mon téléphone ?

C’est la question que vous vous posez peut-être. Après tout, le choix d’une musique ne semble pas si important que cela. Détrompez-vous.
Des sondages ont prouvé que 72% des français interrogés préfèrent patienter au téléphone avec une musique d’attente plutôt que sans, et que 64% préfèrent que cette musique soit une musique connue (qui passe à la radio par exemple) plutôt qu’une musique de stock. Il est en effet bien plus agréable de patienter avec une musique que l’on apprécie dans les oreilles, surtout lorsque l’attente peut durer plusieurs minutes. Pour être sûr de ne pas perdre de clients et éventuellement en gagner, mieux vaut prendre le temps de bien choisir sa musique d’attente, car aucun détail n’est insignifiant !
Au surplus, les sondages mettent en évidence que 64% des français interrogés considèrent qu’entendre une musique de bonne qualité sur les standards téléphoniques influe positivement sur l’image qu’ils se font de l’entreprise. Lorsque l’on sait que les gens sont de plus en plus pressés et préfèrent en grande majorité passer par le téléphone plutôt que les mails ou d’autres moyens de communication, autant ne rien laisser au hasard !

Apprenez-en plus sur l’importance des musiques d’attente dans cet article

Comment puis-je choisir une musique d’attente et la déclarer à la SCPA ?

La Société Civile des Producteurs Associés possède un large choix de musique dans son répertoire et il est très simple de trouver celle que l’on veut utiliser ou que l’on utilise déjà. Vous pouvez déclarer une musique du commerce (ce sont les musiques commercialisées, celles qui sont généralement diffusées à la radio et dans les médias), une musique libre de droit (musiques dont les auteurs ont laissé aux usagers la possibilité d’en acquérir les droits et de pouvoir la diffuser – ces musiques ne sont pas déclarées à la SACEM) ou tout simplement de ne déclarer aucune musique si vous n’en utilisez pas.

Vous n’avez plus qu’à faire votre déclaration directement sur le site officiel de l’organisme, et la tarification annuelle dépend du nombre de lignes dont vous disposez sur lesquelles cette musique est diffusée, ou du nombre de salariés de votre entreprise. Il est également possible de faire une déclaration multisites si vous possédez plusieurs sites, pour ainsi bénéficier de tarifs avantageux.
Ils sont chargés de récolter les sommes inhérentes aux droits des producteurs depuis 1998, il est donc très probable que vous recevrez des lettres de relance annuelle si vous n’avez pas effectué votre déclaration auprès de leurs services.

Pourquoi cet organisme est-il important?

Si vous êtes un professionnel, vous aimez très certainement que votre travail soit reconnu, et être rémunéré selon votre juste valeur. Ils s’assurent que les producteurs de musique soient eux aussi rémunérés honnêtement pour leur travail, en récoltant les sommes correspondantes aux droits sur leur(s) musique(s).
En effet, mettez-vous à la place de n’importe quel artiste. Imaginez que vous êtes un sculpteur et que quelqu’un vous prend votre œuvre pour l’exposer chez lui sans vous l’acheter. Ou un pâtissier qui prépare un magnifique gâteau qui sera englouti sans être payé… Ce n’est pas normal. L’adage « tout travail mérite salaire » fonctionne parfaitement dans ce cas. Un producteur, qui a donc fourni du travail sur cette musique que vous utilisez pour votre standard téléphonique, a tout à fait le droit de percevoir son salaire.

Ils reversent les droits qu’ils collectent aux producteurs qui ont financé l’enregistrement de la musique et aux artistes qui l’interprètent. Leur rôle est donc très important dans l’industrie musicale.

Pour conclure cet article, je vous encourage vivement à ne pas oublier de faire vos déclarations à la SCPA lorsque vous utilisez des morceaux de musique (qu’ils soient classiques ou modernes) sur vos lignes téléphoniques, pour ainsi permettre que les artistes soient rémunérés pour le travail qu’ils ont fourni.
Je vous encourage aussi, et surtout, à ne pas négliger ce qui paraît n’être qu’un détail : la musique d’attente. Prêtez l’oreille la prochaine fois que vous contacterez un professionnel, et voyez comme la musique que vous entendrez sur leur standard vous encouragera (ou non) à poursuivre votre appel.

Plus d’infos sur la SCPA : https://www.carnetdebord.info/la-scpa-ne-sous-estimez-pas-votre-musique-dattente-telephonique/

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